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Ostéopathie du Sport — Paris 16

Traitement des tendinites

Prise en charge par Charbel Kortbawi, ostéopathe à Paris 16, au Cabinet Victor Hugo — 7 rue Georges Ville (75016).

Physiopathologie, traitement conservateur et apport de l'ostéopathie et de la thérapie manuelle dans la prise en charge des tendinopathies.

Physiopathologie et évolution des tendinites

Définition : évolution du terme tendinite à tendinopathie

Les connaissances sur les tendinopathies et leur prise en charge ont beaucoup évolué. Le terme « tendinite » qui impliquait une réaction inflammatoire comme mécanisme principal est aujourd'hui remplacé par « tendinopathie ». Les théories actuelles suggèrent que des charges excessives chroniques ou un stress aigu sont responsables des modifications structurelles. Ces changements peuvent être réversibles ou évoluer vers une cicatrisation défectueuse, puis une dégénérescence tendineuse.

Les tendinopathies se manifestent généralement par une triade symptomatique : douleur à l'étirement, douleur lors des contractions isométriques et douleur à la palpation.

Depuis 2009, le modèle de « continuum des tendinopathies » est devenu une référence dans la littérature, divisant la pathologie en trois stades évolutifs successifs.

Physiopathologie des tendinites

La tendinopathie réactionnelle

Premier stade du continuum. Elle se produit en réponse à une augmentation soudaine de la charge sur le tendon, due par exemple à une intensification rapide de l'entraînement, une activité inhabituelle chez une personne sédentaire ou un traumatisme direct. La réaction cellulaire est principalement non-inflammatoire, mais elle entraîne une production accrue de protéoglycanes, qui retiennent l'eau et produisent une image échographique caractéristique de l'épaississement tendineux. Ce stade est complètement réversible, permettant une adaptation rapide aux charges.

Les remaniements tendineux

Second stade impliquant des changements structurels plus profonds, où une surcharge prolongée entraîne une désorganisation de la matrice et une prolifération cellulaire. Cela se traduit par un épaississement localisé et hétérogène visible à l'échographie, avec une vascularisation accrue. La gestion précoce de la charge et un programme de rééducation adapté peuvent aider à inverser ces modifications.

La tendinopathie dégénérative

Troisième stade résultant d'une surcharge chronique entraînant l'apoptose cellulaire et une déstructuration importante de la matrice. Le tendon devient fragilisé, à risque de rupture, et présente une prolifération vasculaire et neuronale notable. À ce stade, le tendon peut nécessiter des traitements biologiques complémentaires comme les ondes de choc ou les injections de plasma riche en plaquettes pour optimiser la régénération.

Récemment, Cook et Purdam ont ajusté leur modèle, montrant que les lésions tendineuses sont plus complexes et qu'un même tendon peut présenter simultanément des zones réactionnelles et dégénératives. Ce constat permet une approche thérapeutique personnalisée, visant d'abord à soulager la douleur, puis à renforcer la structure tendineuse par une réhabilitation physique adaptée.

Mécanismes d'installation des tendinites

Gestion de la douleur et traitement des tendinopathies

Prise en charge médicamenteuse

Traitements antalgiques et anti-inflammatoires

Les traitements antalgiques apportent souvent une amélioration clinique à court et moyen terme. Cependant, administrés isolément, ils montrent peu d'effets bénéfiques à long terme, en raison de la persistance de la structure tendineuse altérée, ce qui entraîne une forte prévalence de récidive.

Le premier traitement consiste à supprimer la cause de la lésion par un repos du tendon et une approche de type « wait-and-see ». Pour les athlètes de haut niveau, il est possible de réduire l'intensité de l'entraînement sans dépasser le seuil douloureux. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), tels que l'ibuprofène, sont le traitement de premier choix en phase aiguë.

Les infiltrations de corticoïdes

Les infiltrations de corticostéroïdes, bien que couramment utilisées, ont une efficacité limitée à long terme. La revue de Coombs et al. montre que, pour les épicondylites, les corticostéroïdes offrent des résultats inférieurs après 26 semaines comparés aux traitements « wait-and-see », AINS, thérapie manuelle, ou PRP. Les corticostéroïdes comportent aussi des risques d'effets secondaires : atrophie du tissu sous-cutané (9 %), douleurs résiduelles (8 %), dépigmentation locale (< 1 %) et, rarement, rupture tendineuse.

Prise en charge en ostéopathie et rééducation

La contraction isométrique soutenue

La contraction isométrique soutenue est efficace pour la gestion de la douleur. L'étude de Rio et al. chez des athlètes a montré qu'une contraction isométrique du quadriceps (5 répétitions de 45 secondes avec une flexion du genou à 60°) diminue immédiatement la douleur et l'inhibition motrice corticale, augmentant la force et la fonction.

La contraction excentrique

La contraction excentrique est particulièrement efficace dans le traitement des tendinites, surtout dans les stades chroniques. Elle aide à renforcer le tendon, améliorer sa capacité à supporter des charges et réduire les douleurs. Elle stimule la production de collagène dans le tendon et aide à restaurer la fonction musculaire et tendineuse.

Thérapie manuelle et ostéopathie

La thérapie manuelle et l'ostéopathie jouent un rôle important dans la gestion des tendinites. En stade aigu, l'ostéopathie peut inclure des techniques de relâchement musculaires et de mobilisations articulaires pour améliorer la circulation sanguine locale et la fluidité des mouvements. En stade chronique, des techniques manuelles comme les manipulations, les étirements musculaires et les techniques myofasciales sont couramment utilisées pour aider à restaurer la fonction et la mobilité du tendon.

Différents types de contraction musculaire rééducation tendinites

Conclusion

Les tendinopathies doivent être abordées de manière globale, avec une attention particulière aux pathologies associées comme la pubalgie du sportif ou la périostite tibiale, en tenant compte des facteurs biomécaniques ou environnementaux (axes corporels, raideurs, matériel sportif inadéquat). L'implication du patient est cruciale, non seulement pour favoriser la guérison, mais aussi pour assurer la durée du traitement. L'objectif principal reste la réduction de la douleur et la récupération fonctionnelle. La normalisation radiologique n'est pas une priorité, car la corrélation entre imagerie et clinique est limitée.

Foire aux questions

Combien de séances d'ostéopathie faut-il pour traiter une tendinite ?

Le nombre de séances varie selon le stade de la tendinopathie. En phase réactionnelle, 2 à 4 séances peuvent suffire. En phase chronique ou dégénérative, un protocole de 4 à 8 séances est généralement nécessaire, associé à un programme de renforcement excentrique.

Quand consulter un ostéopathe pour une tendinite ?

Il est recommandé de consulter dès l'apparition des premiers symptômes : douleur à l'effort, raideur matinale, sensibilité à la palpation. Une prise en charge précoce permet d'éviter la progression vers une tendinopathie dégénérative.

Quelle est la différence entre une tendinite et une tendinopathie ?

Le terme "tendinite" implique une réaction inflammatoire comme mécanisme principal. Les données scientifiques actuelles montrent que la douleur tendineuse est principalement d'origine dégénérative, sans inflammation significative. Le terme "tendinopathie" est aujourd'hui privilégié dans la littérature.

L'ostéopathie est-elle remboursée pour le traitement des tendinites ?

L'ostéopathie n'est pas remboursée par l'Assurance Maladie, mais de nombreuses mutuelles prennent en charge une partie des frais. Renseignez-vous auprès de votre complémentaire santé.

Peut-on continuer le sport pendant le traitement d'une tendinite ?

Une activité adaptée est recommandée. Il est conseillé de réduire l'intensité sans dépasser le seuil douloureux. La contraction isométrique soutenue est particulièrement bénéfique pour maintenir l'activité tout en contrôlant la douleur.

En savoir plus sur le profil de Charbel Kortbawi DO, Msc.